CÍMLAP
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TABLE DES MATIÈRES, PRÉFACE, SUMMARY |
Table des matières
Publisher's Preface
Summary in English
Introduction
- Les facteurs de changement
- Les leçons d'après-guerre
Première partie
La nouvelle approche politique
Chapitre I
Les objectifs d'ordre général
- Présence affirmée et neutralisation
- Le maintien du statu quo
Chapitre II
L'empêchement des pactes défensifs et des alliances, ou l'appui au
neutralisme politique
- Un prélude: le projet de Middle East Command
- La grande confrontation: le Pacte de Bagdad
Chapitre III
Soutien inconditionnel et ouvert au nationalisme arabe
- La question de l'armement
- Les crises arabo-occidentales et l'URSS
Deuxième partie
La nouvelle approche économique
Chapitre IV
Le contexte général: les Soviétiques et les pays nouvellement indépendants
Chapitre V
La nouvelle approche et le Proche-Orient
- Brève description générale de la situation économique des pays
arabes du Proche-Orient
- Les débuts de la nouvelle approche, 1954-1955
- Les relations commerciales soviéto-arabes
Chapitre VI
L'assistance financière soviétique
- La politique de crédit des Soviétiques en général
- L'assistance à des pays individuels
Troisième partie
La nouvelle approche idéologique
Chapitre VII
Nationalisme et bourgeoisie nationale
- Les Soviétiques et le nationalisme arabe
- Les Soviétiques et la bourgeoisie nationale
- La position des partis communistes proche-orientaux
Chapitre VIII
La doctrine de la démocratie nationale
Quatrième partie
Les points névralgiqus de la politique soviétique
Chapitre IX
L'unification et ses dangers
- L'unité arabe
- L'URSS et les partis communistes locaux
Chapitre X
Le conflit arabo-israélien
- Les Soviétiques et Israël après la Seconde Guerre Mondiale
- L'époque post-Stalinienne
Bibliographie
Index
Note sur l'Auteur
Préface
Depuis la Deuxieme Guerre mondiale, le Proche-Orient est au centre des préoccupations politiques et humaines des hommes d'Etat et des peuples par les conflits qui y réapparaissent périodiquement et par les souffrances humaines qui en résultent. La « guerre de six jours » a une nouvelle fois jeté une lumiere cruelle sur la situation régnant dans cette partie du monde et a attiré l'attention de l'opinion publique mondiale sur le rôle joué par les grandes puissances dans les crises proche-orientales.
La présente étude de la politique soviétique a l'égard des pays arabes du Proche-Orient révele les circonstances dans lesquelles l'Union Soviétique a fait son entrée sur la scene proche-orientale pendant les premieres années de l'ere poststalinienne. Cette entrée retentissante est d'autant plus importante qu'elle constitue le prélude et la premiere phase de toute la politique soviétique envers le Tiers-Monde émancipé.
L'auteur brosse un tableau complet de l'action soviétique sous ses divers aspects - politique, économique, idéologique et propagandistique - et démontre que la diplomatie soviétique est, en effet, une diplomatie totale qui emploie a la fois tous les moyens appropriés pour atteindre les buts qu'elle s'est fixés.
L'analyse de la politique au Proche-Orient entre 1953 et 1960 indique clairement l'identification de l'URSS, pour ce qui est des objectifs de l'action soviétique, avec le nationalisme arabe qui représente la force émotionnelle et politique la plus puissante de la région, identification qui devait naturellement promouvoir les véritables buts de la diplomatie soviétique: l'effacement de l'emprise des anciennes puissances coloniales ainsi que l'affirmation de l'intéret fondamental et la présence permanente de l'Union Soviétique dans cette région. Toutefois, cette identification a, en meme temps, largement contribué au renforcement du mouvement authentiquement nationaliste du monde arabe. Au cours de la lecture de ce livre, il devient évident que les intérets et objectifs primordiaux de l'URSS et du nationalisme arabe ne sont, par eux-memes, pas identiques et que l'alliance entre les deux ne peut etre que temporaire.
Sur le plan idéologique, l'auteur évoque le dilemme auquel devaient faire face les dirigeants du Kremlin au cours de leur premier rapprochement des pays qui ont récemment acquis leur indépendance; dilemme engendré par le divorce entre la révolution nationale et la révolution sociale. De même, il retrace l'évolution qui s'est manifestée dans la pensée soviétique vers une synthèse de ces deux mouvements et expose le résultat de cette évolution, la doctrine de la démocratie nationale.
Cette étude est basée sur de vastes recherches menées en Europe et au Proche-Orient, sur le dépouillement de toute la documentation soviétique - y compris les quotidiens et les périodiques - relative aux questions traitées ainsi que sur des interviews personnelles effectuées dans les pays arabes concernés. Ainsi, cet ouvrage représente une contribution sérieuse à la connaissance des problèmes proche-orientaux de notre temps.
Summary
The study deals with the epoch-making change in Soviet foreign policy after the death of Staline, initiated by Khrushchev between 1953 and 1960. This new approach in Soviet policy towards States which already obtained independence from the colonial powers (including those which were not colonies but were so-called protectorates before), in the first place the Arab States of the Middle East, was an essential part of the worldwide movement of de-colonization. Therefore, its conclusions point to future Soviet policy initiatives in respect of the Third World - designating the rest of the world falling outside the orbit of Western civilization's two hostile camps, the capitalist and anti-totalitarian, on the one hand, and the socialistcommunist blocks, on the other.
It is also evident from the lecture of the book that the Soviet Union, as any other great power in any period of history, pushed aside, whenever necessary, its ideological convictions and the defense of the parties related to it as banner-holders of the world revolution, in order to safeguard and promote her own interests as a State and aspiring world power. This was like an earthquake after the long reign of Staline who, as his attitude towards the Iranian bourgeois-nationalist reformer Mossadeq in 1953 proved it, rejected such an approach to emerging nation-states whose independence was menaced by the former 'imperialist' powers. In one word: the new approach meant giving priority to the objectives of the national revolt in former colonies or protectorates over the realization of the aims of the social revolution, the radical changes to be achieved in society.